Alors qu’elle est toujours le pays le plus pollueur au monde, la Chine est pourtant en marche vers une révolution verte.

Une prise de conscience et un tournant politique majeur

Lorsque Deng Xiaoping a décidé de faire de la Chine une puissance industrielle mondiale en 1980, le pays n’a eu d’autre choix que de se reposer sur le charbon. Quelques années plus tard, la Chine est bel et bien devenue la première puissance industrielle et économique mondiale. Cependant, cela s’est fait au détriment de l’environnement et de la santé des Chinois. Ceux-ci n’ont d’ailleurs aujourd’hui plus peur d’exprimer ouvertement leur colère au gouvernement. Il était pourtant auparavant considéré comme antipatriotique de se plaindre de la pollution. Mais après plusieurs années à subir ça quotidiennement et à voir la situation empirer, les habitants revendiquent maintenant la nécessité du gouvernement à agir. En effet, après avoir tué plusieurs millions d’habitants, la pollution est devenue un problème plus que sérieux pour la Chine. En tant que premier pays pollueur au monde avec plus de 28% des émissions de gaz à effet de serre au monde, la Chine a pris conscience de l’ampleur de la situation.

C’est en 2013 qu’a commencé le premier tournant politique majeur, lorsque Xi Jinping a lancé une série de réforme visant à réduire l’utilisation du charbon. Celles-ci ont été si efficaces que le pays a même dû en importer, faisant remonter les prix du charbon sur le marché mondial. Alors que les Etats-Unis se sont retirés de l’accord de Paris, la Chine quant à elle prouve sa détermination dans sa lutte contre la pollution. Elle s’est vérifiée à travers l’annulation des projets de nouvelles centrales thermiques, la réduction drastique des mines de charbon, un contrôle des usines polluantes, la construction de « ville verte », une campagne de reboisement etc.

La révolution verte ?

Grace à cette prise de conscience, la Chine a entreprit un tournant significatif. En misant énormément sur les énergies renouvelables, le pays a même ses chances de respecter les engagements pris durant la COP21 concernant son taux d’émission de gaz à effets de serre. Aujourd’hui, plus de 20% de la production d’électricité en Chine est issue d’énergie renouvelable : l’éolien, le solaire, la biomasse ou l’hydroélectricité. Cependant l’immensité du territoire reste un problème pour un rendement économique optimal de ces énergies vertes. Mais depuis que les associations écologistes ont été autorisées, elles se sont multipliées et ont fait prendre conscience à la population de l’ampleur de la situation. C’est pourquoi plus de 90% de la population Chinoise est prête à payer des factures légèrement plus salées, en échange que l’électricité soit issue d’énergie renouvelables.

On a pu constater une ré-urbanisation des grandes villes suivant cette tendance « écolo ». Notamment à Pékin, dont personne n’a oublié le pic de pollution record de 2013. Les autorités ont depuis pris des mesures drastiques. Comme le fait d’instaurer un « tirage au sort » des plaques d’immatriculation accordées au Pékinois pour limiter le trafic routier. C’est-à-dire que même si ils réussissent leur examen de conduire, les pékinois ne sont pas assurés d’avoir l’autorisation de conduire. Un tirage au sort est mené chaque année pour déterminer les heureux élus. Une fois le permis en poche, les pékinois n’ont le droit de conduire leur véhicule qu’un certain nombre de jours dans la semaine (déterminé par leur numéro de plaque d’immatriculation). Le seul moyen de s’assurer de conduire sans contraintes, est d’investir dans une voiture électrique. Les ventes de voiture et scooter électriques ont donc largement augmenté en Chine, pour le bonheur de l’environnement (et celui des concessionnaires automobiles). Une hausse de plus de 106% de croissance par an a été évaluée dans ce secteur.

Les nouvelles technologies considérées comme « vertes »

Pékin, Shenzhen, Nanjing et beaucoup d’autres ont d’ailleurs également installé des bus électriques. Aussi pratique pour l’environnement que pour réduire le trafic trop dense dans les grosses villes, cette initiative est largement supportée par le gouvernement. Les véhicules électriques devraient être étendus aux services privés (entreprises, tour opérateur etc), et devraient donc connaitre un grand boom dans les prochaines années. Cependant, la question de la petite durée de la batterie et de la recharge pose encore problème.

Même s’il va falloir plusieurs années d’efforts avant de pouvoir atteindre une situation réellement saine pour la Chine et ses habitants, le pays est en bonne voie. L’engagement de l’Etat sur ce problème est réel, transparent et conséquent. Le pays le plus pollueur de la planète est aussi le plus engagé contre la pollution, ce qui est bon signe pour l’avenir. Le gouvernement souhaite particulièrement investir dans les nouvelles technologies considérées comme « vertes ». Toutes les entreprises innovantes et écologiques ont donc un immense marché à conquérir en Chine dans les années à venir. Des coopérations avec des entreprises européennes ont d’ailleurs déjà eu lieu (EDF et Areva par exemple).

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