Les annonceurs météorologiques ont annoncé que la Chine souhaitait limiter ses émissions de carbone.

Il était temps vous me direz !

Après l’annonce publique américaine concernant leur plan de réduction d’émissions de carbone, la Chine décide d’en faire autant. Un conseillé du gouvernement a annoncé que pour la première fois, la Chine, le plus gros pays émetteur de gaz à effet de serre de la planète, a décidé de limiter considérablement ses émissions de gaz d’ici 2020.

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He Jiankun, président du Conseil sur les Changements Climatiques Chinois, a révélé lors d’une conférence à Pékin qu’un cap en ce qui concerne la pollution devait être franchi et qu’une limitation serait rapidement introduite. « Le gouvernement compte effectuer un véritable revirement à l’aide de deux moyens pour contrôler les émissions de CO2 sur un plan d’action de 5 ans » indique un report du Reuters.

Cependant, il semble que Kiankun soit revenu sur sa déclaration en ajoutant dans la même journée au journal : « Ce que j’ai déclaré aujourd’hui était mon point de vue et rien d’autre. Ces opinions ont été partagées lors d’un workshop sur les études administratives mais ne représentent aucunement les dires du gouvernement Chinois ou d’une autre organisation. »

Une nouvelle accueillie avec méfiance

Les environnementaux ont généralement bien accueilli la première nouvelle mais on laissé entendre que c’était encore loin d’être suffisant. La limite n’ayant pas été annoncée, il reste encore bon nombre de points à éclaircir pour réellement rendre le projet exécutable.

Les émissions de carbone de la Chine ont dramatiquement augmenté sur les 20 dernières années dépassant même celle des Etats-Unis (le précédent plus gros producteur) en 2006. Pourtant, l’empreinte carbone moyenne des Chinois reste bien moins élevée que celle d’un Américain mais rattrape rapidement la moyenne des Européens.

L’annonce a été faite seulement un jour après que l’administration d’Obama a averti de la mise en place de  nouvelles lois plus strictes dans l’intention de faire baisser les émissions de carbone américaines de 30% d’ici à 2030.

« Ce timing est de bon augure » a déclaré Frank Jotzo, expert en économie et politique à l’Université National Australienne et membre du jury climatique des Nations Unis. Après la conférence à Pékin auquel il a assisté, il déclare : « Globalement, je pense que nous sommes dans une bien meilleure situation que lorsque nous avons signé la convention de Copenhague en 2009. A un an et demi de la conférence climatique de Paris, où une entente risque de ne pas être trouvée, nous avons maintenant les moyens nécessaires, une coordination suffisante ainsi qu’une compétitivité dans le milieu suffisamment bonne pour pouvoir nous impliquer pleinement ». Néanmoins, il ajoute « cette intension est honorable mais rien de substantiel n’a été dit […] C’est bien d’avoir une politique sur le secteur de l’électricité mais à quand le chiffre national global ». Les émissions du pays s’élèveraient à plus de 11 milliards de tonnes de CO2 d’ici à 2030. Aujourd’hui,ces émissions de carbone franchissent le cap des 9 milliards de tonnes.

La Chine mettait en place son premier objectif carbone en 2009, à la suite du sommet de Copenhague où Obama, Gordon Brown, Angela Merkel et bien d’autres représentants mondiaux étaient présents, mais ce projet a fini par échouer à cause du faible engagement des parties contractantes. C’était un accord qui diminuer les émissions en fonction de la croissance économique de 40% à 45% d’ici 2020 comparé aux chiffres de 2005. Ce qui impliquait que les émissions de carbone pouvaient encore augmenter au gré de l’économie Chinoise.

Shanghai sous un nuage de pollution

Un nouveau départ pour la Chine ?

Cette nouvelle convention signera la toute première fois que le pays, qui a été infesté par les problèmes de pollution dans de nombreuses régions à cause de l’utilisation intensive des mines de charbon, promet de limiter ses émissions. Néanmoins, la limite n’a pas encore été fixée.

Ce mouvement a été très bien  reçu par Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la section climatique des Nations Unis, qui entreprend de longs efforts dans l’espoir de faire voir le jour à un traité international sur le changement climatique. La date limite étant le nouveau rassemblement des nations à Paris l’année prochaine. Le climat est à la négociation…

Doug Pass, le chef scientifique Britannique de Greenpeace, a dit que cet élan de la part des Chinois, si rapidement après l’annonce Américaine, montrait la pression des échanges lorsqu’il est question de l’environnement. « Ces dernières 24h ont clôturé deux faire-part de la part des Etats-Unis et de la Chine ce qui est symbolique à l’approche des prochaines discussions climatiques de cette année. Le gouvernement chinois a déjà planifié d’ambitieux projets pour trouver des alternatives au charbon. Une limite au émission de CO2 insinue que les chefs d’Etat sont sérieux dans cette confrontation avec les problèmes d’émissions du pays » dit-il.

Li Shuo, militant sur le climat et l’énergie à Greenpeace en Chine, raconte que la limite de carbone est une nouvelle « positive et naturelle pour avancer » et qu’elle suit l’annonce sur la limite d’énergie de 2011. « Le signal que He Jiankun a délivré, s’il parlait également pour le gouvernement, est très positif. Néanmoins, nous avons besoin d’avoir un nombre et des explications » explique t-il. « La bataille clé que nous avons perdu concernant la limite d’énergie est que c’était ambitieux mais détaché des conséquences administratives et économique qui en découlent. Ça rend l’engouement discutable ». Pour être réalisable, il faut que chaque région soit évaluée individuellement pour éviter un « désastre climatique » d’ici à 2030.

Wu Changhua, Directeur du Groupe Climatique en Chine, a indiqué que les commentaires devraient être vu dans le contexte de la Chine actuelle et de son gouvernement malhonnête. Beaucoup de personnes étaient prêt à voir une mécanisme rapide s’opérer à l’échelle national, rajoute t-il, alors que d’autres auraient préféré se concentrer sur l’expansion de plateformes interrégionales. Les avis restent partagés.

La pollution est un fléau en Chine qui provoque la fuite des chinois vers l’étranger lorsque ceux-ci partent en vacances et l’hésitation des étrangers à venir visiter ce grand pays malgré de nombreux attraits. C’est certainement l’une des raisons qui ont poussé la Chine à revoir ses positions sur le sujet.

Si le niveau de pollution de la Chine se réduisait considérablement quels seraient vos projets? Plus d’investissements? Plus de voyages?

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