Si nos amis parisiens se plaignent lorsque le ciel de Paris devient trop pollué et que le gouvernement français met en place des mesures telles que la circulation alternée, que devraient dire nos confrères vivant en Chine?

 

La pollution en Chine, un paysage quotidien

Le constat est impressionnant et pourtant bien réaliste: la Chine est une superpuissance potentielle émergente ayant une influence économique non négligeable sur le reste du monde. Cependant, le 15 janvier 2015, Pékin a connu un nouveau pic de pollution atmosphérique, dépassant plus de 20 fois les normes instaurées par l’Organisation Mondiale de La Santé. L’indice de la qualité de l’air permet de mesurer quotidiennement la qualité de l’air au sein d’une agglomération et il reflète le développement urbain d’une ville (métropole, mégalopole) à travers son taux de pollution atmosphérique.

L’IQA se mesure sur une échelle de 0 à 600.

Les valeurs comprises entre 0 et 50 sont considérées comme une bonne qualité de l’air et représentant un risque très faible pour la santé humaine.

La valeur 100 correspond majoritairement à un indicateur au sein duquel la santé de la population locale n’est pas considérée comme étant « en danger » mais elle doit tenir compte de quelques mesures préventives et restrictives.

Les valeurs supérieures à 100 représentent un risque non négligeable affectant les populations sensibles sur le long terme (nourrissons, femmes enceintes, personnes âgées, personnes ayant des problèmes respiratoires durables).

Les valeurs supérieures à 200 font référence à un risque majeur et nuisible aux populations subissant un tel degré de pollution. Une exposition régulière entrainera majoritairement une diminution de l’espérance de vie ainsi que le développement de cancers mortels.

En novembre 2013, un fait d’actualité concernant la pollution en Chine a fait le tour du monde. En effet, des médecins chinois ont diagnostiqué un cancer du poumon chez une petite fille chinoise âgée de 8 ans.  L’observation d’un cancer aussi grave à cet âge-là est considéré comme étant un fait rarissime. La pollution atmosphérique intense est la principale cause du cancer de la petite fille restée anonyme. Elle a été exposé à un taux de particules nocives 40 fois supérieur au seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé.

 

De nouvelles directives mises en application afin d’améliorer la situation du pays

Le 15 janvier, la visibilité dans la capitale de la Chine a nettement chuté, une situation qui a amené les conducteurs chinois à allumer les phares de leurs véhicules en pleine journée. Le développement considérable de la Chine est marqué par une forte croissance cependant,  les autorités ont désormais la nécessité de mettre en avant le problème de la pollution atmosphérique qui donne un certain goût amer à cette expansion.

L’OMS annonce dans ses lignes directrices relatives à la qualité de l’air que la pollution de l’air devient une réelle menace sur le plan sanitaire dans le monde entier. Ainsi, la qualité de l’air chinois est plus communément appelée « Airpocalypse » et fait désormais parti du paysage quotidien dans les plus grandes villes du pays comme Pékin, Shanghai, Chengdu, ou Hangzhou.

La Chine a connu une croissance exponentielle à deux chiffres pendant près de 10 années dès le début des années 2000 et s’accompagne d’une transformation des modes de vie et de consommation. De ce fait, le gouvernement chinois a pris de nouvelles mesures gouvernementales et environnementales lors du plan quinquennal de 2011, à la suite du Sommet de Copenhague en 2009 afin de se recentrer en faveur de l’expansion des énergies propres. Aussi,  début 2013, la Chine annonce son adhésion à l’IRENA (l’agence internationale des énergies renouvelables), une organisation intergouvernementale crée en 2011. L’IRENA a pour objectif principal de mettre en oeuvre différents plans d’actions politiques dans le but de faciliter à long terme la sortie d’énergies fossiles tels que la gaz, le pétrole ou le charbon par leur remplacement par les énergies renouvelables.

Affaire à suivre.

Article proposé par Groupe 8 Complus 

Source: Le Figaro 

 

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