La Chine compte plus de 2 milliards d’habitants. En 2013, plus de 7 millions de jeunes étudiants sont sortis de leurs formations diplômées. Parmi eux, seulement 1/3 ont trouvé du travail. Le marché du travail chinois est plus que saturée et cela entraine un stress grandissant chez les jeunes qui ne sont pas sûrs de trouver un travail à la fin de leurs études. La Chine peinant à remédier à ce problème vient peut-être de trouver la solution.

 

Les étudiants chinois diplômés en Chine

Alors que l’enseignement supérieur a connu une croissance quantitative incroyable, le phénomène n’a pas été corrélé avec une hausse du nombre des emplois pour ces diplômés. Les universités chinoises, lieux miraculeux et synonymes d’ascension sociale ne satisfont plus aujourd’hui les ambitions des jeunes diplômés chinois. De plus en plus d’étudiantsrevoient donc leurs exigences professionnelles à la baisse. En seulement quelques années, le nombre d’étudiants ayant un emploi sous-qualifié a doublé. C’est de là qu’est apparu une nouvelle catégorie, les « young and educated underclass ».

diplomé-chinois

La solution au marché saturé du travail dans les villes secondaires

Plus de jeunes auto-entrepreneurs

Les jeunes étudiants sont de plus en plus nombreux à se tourner vers l’auto-entreprenariat encouragé par le gouvernement chinois et les universités. Ils ouvrent alors leurs propres magasins, boutiques, restaurant ou marques, le plus souvent sur ou à proximité du campus.

yichi_with_1checker

Les nouvelles aides aux auto-entrepreneurs

Néanmoins, lancer sa propre affaire n’est pas une chose aisée. En effet, les jeunes doivent réfléchir sur leurs projets et ne pas seulement suivre un effet de tendance. Car il est souvent facile d’ouvrir une boutique. C’est pour réussir à la garder que les choses se compliquent. Pour cette raison, les jeunes entrepreneurs ont besoin de connaissances et de recevoir des aides.

Pour la plupart, leurs parents sont aussitôt favorables à leurs projets et leur fournissent l’apport financier initial.

Les universités, satisfaites de voir ses jeunes diplômés se lancer dans les affaires et voyant en cela des opportunités économiques pour le pays, n’hésitent pas à leur apporter leurs aides, que ce soit financières ou par des conseils.

Le gouvernement chinois a contribué énormément à la croissance de ce phénomène en fournissant un soutien sans failles. Les étudiants qui souhaitent monter leurs propres entreprises ont pendant 3 années une réduction de leurs impôts.

De plus, si 3 diplômés au moins se trouvent dans l’entreprise, ceux qui y sont impliqués peuvent aussi solliciter une aide annuelle de 481$ USD. Le gouvernement  a instauré pour chaque formation du secondaire sauf pour les étudiants de 1ère année, des cours appelés « bases d’entreprise ». Ces cours sont conçus pour donner des connaissances en matière entrepreneuriales aux étudiants. Des anciens diplômés ayant réussi sont souvent invités pour partager leurs expériences. Toutefois en raison de la récente libération de la politique loin d’être totalement mature, il devient difficile de la mettre en œuvre.

yuan_1697052c

Exemples

Cai Yutie, un jeune étudiant de 23 ans à Zhuhai spécialisé dans le journalisme a décidé d’ouvrir avec son ami, une boutique de vêtements et d’accessoires destinées principalement à la gente féminine. Leur magasin, GreatMe de taille moyenne avec un style moderne, est devenu rapidement populaire et affiche une bonne croissance avec des ventes qui augmentent chaque mois. D’après les propriétaires, cela leur permet largement de payer leurs loyers et de subvenir à leur besoins quotidiens. Selon Cai, le fait que les jeunes Chinois cherchent à développer leur propre business est tout simplement le reflet de leurs difficultés à trouver une place professionnellement à la hauteur de leur ambition dans la société.

greatme

Wen Zibin, étudiant de 22 ans diplômé de l’université de Shenzhen avait grâce aux relations de ses parents, trouvé un emploi toutefois en dessous de ses compétences. Ne pouvant s’épanouir professionnellement, il décida de quitter son travail. Il s’associe à deux de ses amis et ces derniers ouvrent un magasin de pâtisserie, Momo. Les desserts qu’ils vendent sont très appréciés des jeunes. Afin d’attirer de nombreux consommateurs chinois, ils ont tous suivi des formations de diverses écoles de cuisines et de pâtisserie de différentes villes.

momo

 

Conclusion

Le marché du travail en Chine est un marché qui est arrivé à maturation et qui maintenant se trouve saturé. La Chine, avec ses millions de jeunes diplômés qui sortent chaque année angoissés par le fait de ne pas trouver du travail, se doit de leur trouver une solution. Laisser les jeunes ambitieux développer leurs propres entreprises en leur fournissant un appui constant, se révèlent être l’issue de ce problème, bénéfique pour chaque côté.

 

Avez vous remarqué ce phénomène ?

 

Marketing Chine