Bientôt on ne pourra plus effacer les posts, informations négatives sur l’internet…

Agence et corruption travaillaient main dans la main pour effacer la mauvaise presse

En décembre 2013, un gros problème de corruption et de pot-de-vin subsistait sur le Net. La fâcheuse tendance des entreprises à faire appel aux services d’agence de PR pour faire supprimer des articles, vidéos, photos ou autres informations qui mettraient en péril le nom de la marque.

Ces agences travaillaient de connivence avec des agents et des éditeurs Internet qui, en échange de gratification, effaçaient le contenu compromettant.

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Une tendance très actuelle en Chine

En fin d’année 2013, la police réussissait à trouver 6 de ces agences. On compte plus de 40 suspects impliqués dans des activités illégales impliquant des gens du gouvernement. Au total, c’est 19 suspects qui ont finalement été arrêtés et plus de 1.2 millions d’euros concernés. Après cette arrestation, la Cour Suprême s’est empressée d’annoncer plusieurs réformes et juridictions suite à ces jurisprudence  un peu spéciales et nouveaux qui fleurissent sur Internet.

Lors de l’investigation de la plus grande de ces agences, IWOM, et le décorticage de ces représentants et des dossiers concernant la maintenance de l’image, on a découvert plus de 50 grosses compagnies qui avaient fait appel à leurs services depuis 2007. Cela représente 8.44 millions d’euros de revenus annuels concernant seulement la suppression des contenus non appréciés.

corruption

Le directeur des Relations Publiques de IWOM explique que lorsque le département de surveillance d’une compagnie trouve des informations négatives sur le client, il le tient au courant immédiatement et décide par la suite s’il souhaite la faire supprimer. Si c’est le cas, l’agence devait alors demander et corrompre un agent ou un travailleur web de faire le travail. La négociation sur le prix venait tout naturellement par la suite selon la difficulté et le site Internet concerné. Les prix allant de 12€ à plusieurs centaines d’euros. Le département PR de IWOM a dépensé plus de 56640€ en l’espace de 9 mois seulement en pot-de-vin pour les éditeurs de site Internet.

Les témoignages nous en apprennent plus sur le comment du pourquoi

Pour faire de la sorte, les agents avaient tous des contacts dans les éditions du Web qui n’hésitaient aucunement à supprimer ce qui ne faisait pas plaisir. Ils les trouvaient notamment à l’aide de réseaux sociaux tels que QQ. On décompte plus d’une douzaine d’éditeurs qui effectuaient ce genre de travail pour IWOM arrondissant ainsi leur fin de mois en aidant des « amis ». Un des employés affirme avoir gagné 3615€ en travaillant avec eux.

Lors de l’interrogatoire, le directeur PR de l’agence IWOM confesse avoir fait supprimer une video qui compromettait une villa privée que détenait la compagnie Qingdao pour la some de 180€. Un autre employé avoue avoir travaillé pour la Qingdao également et contacté plus de 10 sites Internet dans l’espoir de faire supprimer des informations compromettantes concernant une publicité mensongère. L’addition finale était de 1446€.

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