Une présence en Afrique des investisseurs chinois très critiquée

 

Suite au développement des relations entre la Chine et l’Afrique, de nombreuses entreprises de l’Empire du Milieu voient en Afrique une opportunité de développement nouvelle.

Xi JinPingAttirées dans un premier temps par l’extraction des matières naturelles (mines, pétroles), les entreprises Chinoises se tournent de plus en plus vers l’implantation commerciale et les investissements financiers. Depuis 10 ans, les échanges commerciaux entre ces deux territoires ont ainsi été multipliés par dix et on dénombre plus de 200 entreprises chinoises qui totalisent près de 35 milliard de dollars de chiffres d’affaires en Afrique.

Si ces échanges semblent être profitables à tous, les pays africains étant demandeurs d’investissements économiques et de développement des infrastructures, cette présence croissante des investisseurs chinois n’est pas vue d’un bon œil par les pays Européens et bon nombre d’experts Africains, qui accusent les investisseurs chinois de profiter des ressources du continent et de la main d’œuvre bon marché et qui dénoncent les conditions de travail imposées par ces entreprises. Pourtant, ces échanges vont probablement continuer à croitre dans les prochaines années.

Conscient du caractère stratégique de cette relation pour le développement international de la Chine, le président Xi Jinping s’est récemment rendu en Afrique pour apporter son soutien aux entreprises implantées et plaider leurs causes auprès des gouvernements locaux. Il s’est notamment défendu en mentionnant l’importance des investissements chinois dans la croissance des économies locales, la création d’emploi, et à terme  l’augmentation du niveau de vie et l’accès à la technologie des populations locales. De même, en réponse aux accusations des pays occidentaux, il a été annoncé que plus de 85% des emplois créés en Afrique par les investisseurs chinois sont occupés par des travailleurs locaux, et ceci jusqu’au plus hauts postes. De récentes études (chinoises – donc à nuancer) montrent mêmes que les entreprises chinoises ont fait des efforts considérables en Afrique et qu’elles offrent maintenant, en moyenne, de meilleurs conditions de travail que les entreprises Occidentales.

Surtout, on observe depuis quelques mois une nouvelle approche des entreprises chinoises sur le continent Africain, avec des stratégies basées sur le plus long terme et donc sur un apport plus important aux populations locales, en termes de développement, d’éducation ou encore de pouvoir de consommation. Ceci afin de favoriser le développement de marchés potentiellement extrêmement rentables pour ces entreprises.

My Simax, un exemple de développement responsable et à long terme 

JX Paulin

JX Paulin

Un investisseur rencontré à Shanghai et souhaitant se développer en Afrique illustre bien cette nouvelle vision. JX Paulin est l’un de ces investisseurs qui a fait le choix, non pas d’une exploitation rapide et éphémère des ressources locales, mais bien d’un investissement destiné en premier lieu au développement à long terme de ses marchés.

Fort de son expérience sur les marchés Chinois, Français et même sur le marché Américain, JX Paulin s’intéresse maintenant aux marchés émergents avec le lancement de start-up ciblant des besoins précis.

Ce profil atypique a retenu notre attention pour illustrer cet article car, comme il l’explique lui-même, la croissance et la pérennité de ses start-ups passe par le développement à long terme et la prospérité de ces marchés et son premier objectif, comme celui de tous les investisseurs venant de Chine, doit donc être de favoriser leurs émergences.

L’un de ses récents projets est par exemple le lancement de tablettes éducatives spécifiquement conçues pour ces marchés en développement, nommées My Simax.

Son objectif à court terme est d’équiper, à un prix raisonnable, les écoles avec des tablettes de grande qualité. En parallèle de la vente de tablettes, des applications seront régulièrement lancées sur le marché, correspondant à un ensemble de secteur de l’activité nationale (armée, santé, administration). C’est là que se situe le potentiel de développement commercial pour la marque.

 

Ainsi, il semble qu’après des années d’exploitation sans vision d’avenir du continent africain, les entreprises chinoises ait perçu l’intérêt d’investir à long terme dans l’émergence de marché qui peuvent présenter dans quelques années un potentiel sans limite.

 

Pour en savoir plus :