Introduction :

Pour les personnes familières aux 15-20 dernières années de fabrication de la Chine, le changement qui se produit ne les surprend pas.

Ce changement se produit à plusieurs niveaux, et dans certains cas se produit à une vitesse vertigineuse.

En effet, quand le gouvernement chinois veut obtenir quelque chose, la vitesse à laquelle le projet est mené est impressionnante et irréaliste aux yeux du monde occidental.

I) La croissance d’une puissance mondiale

Selon Bloomberg (groupe financier américain), le PIB de la Chine dépassera celui des États-Unis en 2028. En outre, la « Belt and Road Initiative » (ensemble de liaisons maritimes et de voies ferroviaires entre la Chine et l’Europe) récemment annoncée et très vantée par la Chine est à l’origine d’une politique future qui élèvera la Chine au rang de superpuissance commerciale mondiale.

De plus, la Chine continue d’accroître ses investissements dans le reste de l’Extrême-Orient (y compris les économies émergentes) comme l’Asie du Sud-Est, l’Amérique du Sud et l’Afrique.

Bien sûr, leur appétit pour les actifs des États-Unis et de l’UE est également évident.

Enfin, on estime que d’ici 2022, plus de 550 millions de personnes en Chine appartiendront à la classe moyenne. Cela rendrait cette classe chinoise à elle seule assez grande pour être le troisième pays le plus peuplé du monde.

II) Les entreprises manufacturières chinoises

Le gouvernement central continue de limiter la quantité de fabrication dans les limites de la ville de Shanghai tandis que le prix de l’immobilier continue de croître, mais à un rythme légèrement plus lent. Suzhou commence également à limiter et à encourager le mouvement de fabrication vers des zones à moindre coût, comme la province du Zhejiang, tout en étant assez proche de la main-d’œuvre et des centres de population.

En 2018, 15 provinces chinoises ont augmenté leur salaire minimum, parmi elles, on retrouve la province du Guangdong, du Hubei, la municipalité de Shanghai et de Pékin. D’autres augmentations sont à prévoir pour l’année 2019, notamment dans la municipalité de Chongqing.

A) L’exemple de la ville de Shenzhen

Shenzhen continue d’étonner de par sa volonté de devenir l’une des plus grandes villes mondiales dans le monde, rivalisant avec d’autres grandes villes chinoises comme Beijing et Shanghai, et même d’autres villes mondiales comme Londres et New York.

Les gouvernements locaux ont quant à eux un plan directeur, et continuent de travailler pour faire de Shenzhen la « Silicon Valley » de l’Extrême-Orient.

La ville est sur la bonne voix avec l’aide des puissances technologiques chinoises tels que Huawei (technologies de l’information et de la communication), Tencent (spécialisée dans les services internet et mobiles ainsi que la publicité en ligne) et Alibaba (destiné à faciliter les échanges entre entreprises avec également des plateformes de paiements et de ventes au détail, un moteur de recherche pour le magasinage et des services de cloud computing).

De plus, de nombreuses entreprises multinationales étrangères du secteur de la technologie ont installé leur siège à Shenzhen.

De ce fait, l’augmentation rapide des valeurs immobilières de Shenzhen, cette implantation des entreprises technologiques et le passage à une économie plus innovante axée sur l’IA (intelligence artificielle), la robotique et d’autres marchés de haute technologie, ont poussé des entreprises manufacturières à se délocaliser dans le delta à Dongguan ou d’autres villes en dehors de Shenzhen.

B) De la « main-d’œuvre à faible coût » au chef de file en technologie

Avec l’augmentation des salaires et l’augmentation des coûts de conformité sociale dans l’ensemble du secteur manufacturier, la Chine a inévitablement adopté l’automatisation industrielle.

 

Désormais, le pays veut échanger son étiquette de « main-d’œuvre à faible coût » pour celle de « leader technologique ». Depuis 2015, la Chine s’est lancée dans un plan national décennal intitulé « Made in China 2025 ».

Avec ce plan, le pays vise à devenir l’un des meilleurs pays industriels technologiques en quelques années. Toutefois, pour atteindre l’objectif de Pékin, d’une densité de robots de 150 unités d’ici 2020, quelque 600 000 à 650 000 nouveaux robots industriels devront être installés dans toute la Chine.

Conclusion :

Désormais l’objectif du pays n’est plus seulement d’être le premier fabricant mondial mais également de devenir l’un des meilleurs pays industriels du secteur technologique.

De ce fait, les entreprises ne devront plus voir la Chine juste comme un pays avec une main-d’œuvre à faible coût ; mais plutôt comme un pays à capacité innovante dans le secteur de la technologie.

 

Nous sommes une agence de marketing digital spécialisée sur le marché chinois, basée à Shanghai et France

Nous avons acquis au fil des années une profonde connaissance de ce marché.