Aujourd’hui je vous présente une figure du digital en Chine, Patrice Nordey, qui est tombé dans le digital en Chine il y a plusieurs années à la tête de l’Atelier. Aujourd’hui il a fondé son agence …

 

1- Présentation du fondateur et de la société, Quelles sont les solutions que vous apportez aux sociétés ?

VELVET est une agence digitale basée a Shanghai spécialisée dans le déploiement de dispositifs de communication et de marketing en ligne, ainsi que la structuration d’activités e-commerce pour le marché chinois. Nous intervenons pour de grandes enseignes du luxe, de la mode et du secteur cosmétique. VELVET compte ainsi parmi ses clients des marques centenaires telles Boucheron, le célèbre joaillier de la Place Vendôme, les grands magasins Galeries Lafayette, les marques du groupe L’Oréal ou encore Kering (ex-PPR) l’un des plus grands groupes du luxe (Gucci, Bottega Veneta, Balenciaga, Saint Laurent, etc.) et lifestyle (Puma, Volcom, Electric, Cobra).
Digital China
Notre terrain de jeu préféré est le marché chinois même si nos clients sont internationaux. Ce qui nous a conduit cette année par exemple à conduire des missions a Paris, New York, Melbourne, Hong Kong ou encore Florence. VELVET est le résultat de 6 ans passés en Chine et d’une aventure dans le digitale démarrée en 1998 où alors étudiant nous avions créé avec deux autres partenaires le magazine en ligne Neteconomie.fr que nous avons revendu par la suite.

 2- Quelle est la véritable raison qui t’a poussé à monter ta société à Shanghai

La création de VELVET est la volonté de concilier deux mondes distants, le luxe et la technologie digitale (internet et mobile), sur un marché Chinois qui est devenu depuis cette année en 2013 le premier marché au monde du e-commerce (devant les Etats-Unis) ainsi que le premier marché de consommation de biens et services haut de gammes. Nous faisons le pari que se positionner en acteur de conseil stratégique sur ce segment apportera beaucoup de valeur au marché, en complément des grandes agences de publicité intégrées telles Publicis-Omnicom, WPP, Dentsu ou Aegis Group et des agences plus spécialisées qui ont largement renforcé leur présence ces 5 dernières années.

3- Quelle est ta vision du marché du Luxe en Chine , en 2013 ?

Le marché du luxe en Chine représente cette année 25% de parts de marché au niveau mondial et reste très dynamique, malgré un ralentissement certain depuis 2010. Cela en fait le marché le plus attractif pour les grandes marques de luxe. Il reste pour autant très fragmenté et en forte évolution. La part des achats de produit de luxe par les chinois voyageant a l’étranger, y compris en France, est par exemple la composante la plus dynamique. Le secteur très haut de gamme se fatigue légèrement au profit du « luxe accessible » représenté par les marques premium et masstige. Et la clientèle sophistiquée s’intéresse de plus en plus aux marques plus pointues tels que Christian Louboutin ou Maje par exemple qui arrive cette année en Chine. Les consommateurs chinois utilisent Internet, leurs smartphone et leur iPad comme premier instrument de découverte des marques de luxe. Non seulement chez eux mais aussi lors de leur shopping en boutique. Ceci représente une opportunité unique que nous essayons de capturer via les plateformes social media et mobile notamment.

4- Quel est le réseau social aujourd’hui le plus pertinent pour une marque de luxe en Chine ?

Aucune plateforme n’est idéale en soi. Nous recommandons Sina Weibo pour toucher un cible large. WeChat pour une communication plus interactive et sur le lieu de vente. Des plateformes plus verticales comme P1 pour toucher des communautés urbaines et plus pointues en terme de mode. Cette année nous avons aussi travaillé avec BoBo, un réseau social sur mobile à destination uniquement des coiffeurs et stylistes chinois qui échangent sur les nouveaux styles et techniques de coiffure auprès d’une communauté de 200 00 professionnels. Il s’agissait pour notre client cosmétique de toucher en particulier les réseaux de salon de coiffure haut de gamme en Chine dans les grandes villes et mais aussi villes de taille moyenne. Ce qui s’est avéré très efficace !

5- Pourquoi les marques de luxe ont peur de vendre sur Internet aujourd’hui ?

Cette peur repose sur des problématiques bien réelles: produits contrefaits, distribution parallèle, ventes de produits de luxe a prix cassé, se retrouvent en masse sur Internet. Donc un environnement peu propice à une approche très qualitative de la vente en ligne que recherchent en premier lieu les marques de luxe. Pour autant, les conditions de marché s’améliorent progressivement, de pair avec une classe émergente de consommateurs qui recherchent à vivre en ligne une vrai « expérience luxe » avec leur marques favorites. Je pense que la vrai question pour les maisons passe par l’intégration avec les magasins, le fameux « omnichannel », ainsi que le développement de vrai services différenciant reposant sur une approche CRM structurée.
Velvet group ChinaPouvoir prendre un rendez-vous en magasin a partir du site de marque, réserver en ligne et récupérer son achat dans la boutique la plus proche, accéder a des services de type concierge ou VIP a tout moment a partir de son mobile, telles sont quelles pistes à explorer pour se différentier et offrir une vraie expérience digitale de marque haut de gamme.
Patrice Nordey, PDG de VELVET Group

www.velvetgroup.com

 

 

 

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