Après Facebook, Twitter et Youtube, le gouvernement chinois, connu pour sa tendance à censurer les sites occidentaux les plus populaires a de nouveau frappé:

La Chine et la censure

Le pays est connu pour sa tendance à interdire l’utilisation des sites occidentaux et plus particulièrement américains. Il existe d’ailleurs une expression pour décrire ce phénomène « The Great Firewall of China » qui décrit avec humour le fait que l’Empire du milieu ai dressé un pare feu électronique semblable à la Grande Muraille de Chine pour protéger son internet.

muraille de Chine
Les autorités chinoises bloquent la plupart des sites de média et réseaux sociaux étrangers. Les sites les plus importants comme Facebook, Twitter et Youtube ont même leurs équivalents locaux : Renren, Weibo et Youku.

 

Bloquage des moteurs de recherche étrangers

Google

Cet été, peu avant le 25ème anniversaire des évènements de la place Tian’an’men, le 4 Juin, il était même quasiment impossible d’utiliser les fonctions de recherche, images, mails, et maps de Google. Le géant américain de l’internet, dont la part de marché en Chine excède à peine les 10%, a mis en cause un blocage technique des autorités chinoises.

Google VS Baidu

Et ce malgré le fait que Google ai quitté la Chine pour Hong Kong en 2010 suite à des intrusions répétées de hackers chinois et à la censure grandissante dont il était l’objet. Le site avait depuis ouvert son site Google.com.hk mais cela ne semble pas empêcher pas les autorités chinoises de bloquer le moteur de recherche.

 

DuckDuckgo bloqué sur le territoire chinois

Ce moteur de recherche américain lancé en 2008 aux Etats Unis est bloqué depuis le 4 Septembre en Chine. Ce moteur de recherche est un peu spécial, puisqu’il cherche à préserver les données personnelles de ses utilisateurs et ne divulgue aucune trace numérique de ces derniers. On comprend donc aisément que le fait que le moteur de recherche américain ne donne pas l’adresse IP de l’internaute, perturbe le fonctionnement de la censure chinoise. Une censure qui permet au gouvernement de contrôler une grande partie de l’information circulant sur l’internet chinois, mais aussi de repérer et punir les cyberdissidents.

duckduckgo bloqué Chine

Récemment un professeur de Harvard, Gary King, a décidé d’ouvrir son propre réseau social en chine afin d’expérimenter les mécanismes chinois de censure au plus près. Il ressort de son étude que bien des sites internet chinois acquièrent des logiciels qui offrent des services d’autocensure leur évitant de se faire bloquer et de perdre ainsi du temps et de l’argent. La censure est donc une part importante de la vie courante des internautes chinois. La plupart des sites web coopèrent à la censure, les internautes n’ont donc pas d’autre choix que de trouver des moyens de la contourner. Ils trouvent donc des synonymes ou homophones pour parler des dirigeants du parti communistes ou d’évènements controversés sur les réseaux sociaux chinois.

 

Pour aller plus loin :

L’expertise de l’Internet chinois

Les nouveaux chiffres de l’Internet chinois en 2014