Le marché chinois de l’éducation est immense et devrait se développer davantage au cours des années à venir. Il pèse 1,6 milliard de RMB (220 millions d’euros) en 2015, et devrait presque doubler jusqu’à 3 milliards de RMB (410 millions d’euros) d’ici 2020.

L’éducation est la priorité des familles chinoises, qui préparent leurs enfants à la compétition féroce qui les attend à la fois dans la Chine moderne, mais aussi dans une Économie mouvante et mondialisée.

LE MARCHÉ DE L’ÉDUCATION CHINOIS

L’industrie de l’éducation chinoise est la première mondiale en termes de croissance. Les investissements majeurs sont passés de 190 en 2014, à 270 en 2015 (soit une augmentation de 42 %). Le nombre de fusions et acquisitions et d’introductions en bourse ont augmenté respectivement de 165 % et 76 %.

On retrouve aussi une demande importante pour les services d’enseignement à l’étranger, car l’expertise d’une expérience internationale est hautement valorisée en Chine. De nombreuses opportunités sont alors présentes à l’étranger pour accueillir des étudiants chinois, mais il ne faut pas sous-estimer le marché domestique, car il présente de nombreuses possibilités d’investissements lucratifs.

UNE SOCIÉTÉ DE CHANGEMENT

Les années de croissance rapide en Chine étaient auparavant fondées sur les masses de travailleurs à bas coût. Désormais, avec une classe moyenne croissante, des revenus disponibles et des niveaux de vie plus élevés, la Chine fait la transition vers un modèle de développement plus mature.

L’État chinois se concentre davantage sur l’innovation créative, les affaires intérieures, les services et la main-d’œuvre qualifiée. Les familles plus riches investissent alors dans l’éducation pour répondre à cette demande et s’adapter aux attentes chinoises modernes.

La Chine fait face à une population vieillissante en raison des effets à long terme de la politique de l’enfant unique. Pour enrayer cette tendance, la loi a été revue et les parents peuvent maintenant avoir deux enfants sans encourir d’amende. Sur les 1,37 milliard de citoyens chinois, 17 % ont entre 0 et 14 ans, ce qui équivaut à environ 230 millions d’individus nécessitant une éducation. Les parents de ces enfants sont en moyenne nettement plus riches qu’il y a 10-20 ans, les dépenses en éducation ont donc augmenté jusqu’à devenir le bien le plus précieux dans un marché féroce et concurrentiel.

La politique de l’enfant unique a également incité les parents à investir massivement dans l’éducation de leur enfant, le slogan officiel du parti était, par ailleurs, « un enfant, mais de meilleure qualité ». La culture de la mise en commun des ressources familiales (grands-parents…) pour le développement de l’éducation des enfants demeure répandue.

L’ÉDUCATION : LA PRIORITÉ DES FAMILLES

Les enquêtes montrent régulièrement que les familles chinoises dépensent plus en matière d’éducation que dans tout autre domaine (même devant l’immobilier ou l’épargne-retraite).

Le McKinsey Global Institute prévoit que la Chine consacrera 12,5 % de sa croissance globale aux dépenses l’éducation des moins de 30 ans au cours des 15 prochaines années.

En plus de ces chiffres, selon ICEF Monitor, près de la moitié de la consommation chinoise d’un Chinois de 20 ans est consacrée à l’éducation ; pour un Américain, c’est moins d’un quart. Ces dépenses sont significatives et devraient continuer à augmenter avec la classe moyenne grandissante, en particulier sur la côte est du pays.

LES DÉFIS DES INVESTISSEURS FRANÇAIS EN CHINE

En dépit de l’intérêt majeur que portent les consommateurs chinois à l’éducation, les investisseurs français sont confrontés à un certain nombre de défis lorsqu’ils entrent sur le marché :

– Le gouvernement chinois se méfie des activités étrangères en matière d’éducation, il contrôle strictement les programmes et les lois peuvent rapidement changer au détriment des investissements étrangers.
– Les établissements étrangers ne sont pas autorisés à participer à l’enseignement obligatoire de 6 à 15 ans, et la plupart des établissements scolaires nécessitent l’établissement d’une coentreprise avec un partenaire chinois. Il peut être coûteux et difficile de trouver un partenaire digne de confiance.
– Le système éducatif chinois est focalisé sur les examens standardisés, ce qui restreint les formes d’éducation et moins d’espace pour l’innovation.

En dépit de ces limites, il existe toujours une demande importante de services d’enseignement étrangers, car les consommateurs apprécient leur qualité et expertise. Avec une bonne stratégie commerciale en Chine l’investissement éducatif peut être facilité, les lois de l’État sont également plus souples depuis quelques années, rendant la collaboration de plus facile.

L’ÉDUCATION PROFESSIONNELLE EST EN CROISSANCE

L’État chinois a récemment mis de côté 10 milliards de RMB pour la croissance de nouvelles écoles professionnelles, et les gouvernements locaux sont également fortement impliqués dans ce programme. Les écoles professionnelles se concentrent sur les compétences appliquées telles que l’informatique et les métiers manuels.

En 2014, 29,3 millions d’étudiants étudiaient dans des établissements professionnels. D’ici à 2020, le gouvernement envisage d’augmenter le nombre à 38 millions.

Le nouveau modèle de croissance de l’État exige une main-d’œuvre qualifiée. Un réseau d’écoles capable d’enseigner les compétences nécessaires est donc primordial. Il faut alors attirer des services éducatifs (notamment étrangers) dans ce domaine étant donné que les écoles professionnelles chinoises sont traditionnellement qualifiées de médiocres (les critiques portent particulièrement sur les enseignants, jugés peu qualifiés).

LA PETITE ENFANCE

L’éducation de la petite enfance concerne les enfants de moins de trois ans. Depuis 2009, l’industrie infantile chinoise a augmenté de 55 % par an, ce qui reflète le niveau élevé de dépenses que les familles chinoises allouent à leurs jeunes enfants.

Alors que le gouvernement chinois se concentre sur l’augmentation des inscriptions en maternelle, le marché de l’éducation précoce est en croissance (jardins d’enfants, crèches). Cela reflète le désir d’une mise en concurrence dès le plus jeune âge par les parents, qui souhaitent améliorer les perspectives de leurs enfants.

En dépit de ces opportunités, le secteur de l’éducation de la petite enfance souffre d’un manque de réglementation et de qualité en Chine. Environ 60 % des centres pour la petite enfance sont enregistrés comme des sociétés de consultation ou des centres de formation, et ne sont donc soumis à aucun contrôle gouvernemental. Cela qui aboutit souvent à des programmes et des normes pédagogiques moins favorables, le coût est alors souvent surévalué. Seulement 10 % des enseignants des établissements d’éducation de la petite enfance possèdent des certificats authentiques. Ces questions démontrent la nécessité d’une éducation plus formelle et de meilleure qualité dans ce secteur.

L’ÉDUCATION SPÉCIALISÉE

L’éducation spécialisée est largement absente en Chine. Il est difficile pour les étudiants ayant des handicaps physiques ou scolaires de trouver une éducation adaptée et individuelle qui répond à leurs exigences.

Il y a un écart important sur le marché ; 72 pour cent des enfants handicapés s’inscrivent à l’école, comparativement à 99,6 pour cent de leurs pairs non handicapés. Cela est dû à un manque d’installations et à la difficulté à s’intégrer dans les écoles générales.

La sensibilisation aux besoins spécifiques augmente en Chine et les parents peuvent de plus en plus assumer les coûts associés aux services proposés. Encore une fois, la Chine étant en retard dans ce domaine, elle doit se tourner vers les instituts occidentaux (et notamment français) pour obtenir de l’aide.

En somme, le marché chinois de l’éducation se développe et change, notamment avec la demande de services dans les besoins spéciaux et l’enseignement professionnel. L’enseignement universitaire est grandement amélioré et les parents dépensent des sommes importantes pour l’éducation de leurs enfants, afin que ces derniers s’intègrent dans le modèle économique et social souhaité par le gouvernement chinois.

Qui sommes nous ? 

Gentlemen Marketing Agency, une agence marketing qui aide les sociétés à se développer sur le marché chinois, lead generation & social media . Plus d’informations sur notre site, ou via une vidéo.