Extrait / Résumé : Le méta marketing : contexte et définition, par Serge-Henri Saint-Michel, inventeur du concept.

Le méta marketing dépasse les bornes !

En latin, une méta est une borne, un objet physique. Aujourd’hui, les méta sont des balises, des tags qui qualifient des « objets ». Un sac à main peut ainsi être décrit par un code renvoyant à sa marque (en fait un méta), sa matière (un autre méta), voire même à son style (un troisième méta).

Le consommateur, ravalé au rang d’objet dans un contexte de consommation postmoderne ou hypermoderne, se fait documenter à son tour, tant par des méta classiques (critères de segmentation comme l’âge, le sexe, la CSP…) que par des méta émergents comme sa localisation ou son historique (parcours de surf, achats…).

Utilité marketing des méta

Les méta, appliqués à la consommation (je parle de méta consommation), en qualifient les attitudes et les comportements. Ils éclairent « l’ombre informationnelle » du consommateur en rendant les contenus qu’ils balisent, qu’ils définissent, plus lisibles pour l’analyste (qu’il soit marketeur ou planneur stratégique…).

Les méta sont devenus nécessaires face à l’infobésité car traiter l’information brute devient désormais impossible. Les méta permettent de traiter des agrégats et des champs informationnels plus vastes (car regroupant plus d’individus), plus interconnectés (entre méta identiques, mais aussi entre méta différents), et plus souples (à la manière des synapses du cerveau).

Contraintes aux méta

Les méta ont besoin de normes, de process pour fonctionner, sous peine de ne pouvoir être opérationnels en regroupant des individus trop peu nombreux, ou en étant non interconnectables. C’est à ces conditions qu’ils pourront pister et monitorer le consommateur malgré ses comportements souvent paradoxaux, s’auto-adapter, voire même s’auto-générer à l’aide d’algorithmes qui respectent les règles de genèse des méta et les traitements informationnels qu’ils entrainent.

Cet ensemble crée un cycle des méta : observation, typologisation, assignation des méta, traitement de l’information via les méta, action conformément aux méta, auto-amélioration dans le cadre d’une version beta permanente.

Serge Henri MichelDe borne physique implantée dans le sol, les méta sont ainsi devenus des indicateurs de contenus souvent dématérialisés, dans le cloud… et totalement internationalisés. Le méta dépasse les bornes !

Auteur : Serge-Henri Saint-Michel, planneur stratégique, Marketing PME

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