Quand on parle de la Chine, le grand public sur ces informations de deux sources principales : les journaux télévisés et les filles. Les deux nous donnent une vision déformée de la réalité de ce qui est aujourd’hui le deuxième pays le plus puissant au monde. Dans cet article, nous allons explorer quelques-uns des préjugés les plus courantes font concernant l’empire du Milieu, en particulier en matière d’économie.

 

Numéro 1 : la Chine est juste UN grand marché

Nous utilisons souvent l’expression « marché chinois » comme raccourci dans nos articles. Mais c’est une expression trompeuse. La Chine est tout sauf homogène. Il existe des différences de revenus, de développement, de culture et même de langue avec des centaines de dialectes et traditions propres aux différentes localités chinoises.

En substance, il est préférable de considérer la Chine comme une agglomération de plus petits marchés. Chacun avec ses propres caractéristiques.

 competition-china

Numéro 2 : Shanghai et Beijing sont les meilleurs. Départ, quel que soit le secteur d’activité

À la lumière des énormes disparités en Chine, cela soulève la question : Où aller ? Shanghai et Pékin inspirent un sentiment de sécurité aux étrangers car ce sont deux villes très connues et cosmopolites. Mais c’est exactement le problème. Depuis le début de l’ouverture de la Chine en 1978, elles ont été les deux destinations de choix des expatriés.

Par conséquent, vous y trouverez beaucoup de concurrence. Alors que les villes et provinces plus éloignées et moins développées représentent un plus grand potentiel inexploité.

Numéro 3 : mon entreprise n’a pas besoin d’être physiquement présente en Chine

Deux scénarios sont à considérer :

Dans le premier cas, vous vendez en Chine. Et l’e-commerce transfrontalier vous permet de traiter directement avec vos clients chinois sans trop de tracas. Alors, à quoi bon dépenser tant et capitaux dans la création d’une structure en Chine ? La raison est que les législateurs chinois ont décidé de réguler de plus près le monde de l’e-commerce. De plus s’établir en Chine vous donne un plus grand contrôle de votre marketing, I réputation ainsi que la possibilité d’étendre vos canaux de vente.

Deuxième cas, vous achetez en Chine. Votre partenaire chinois devrait être capable de s’occuper de tout, n’est-ce pas ? La réponse à cette question est toujours « plus ou moins ». Oui, avoir un partenaire chinois est infiniment préférable que de s’exposer aux pièges et au mal de tête qu’implique la mise en place d’une usine en Chine. Mais le mieux est encore de partir sûr de la coentreprise plutôt que de laisser tout au bon vouloir des chinois. Sinon, vous vous ouvrez à une avalanche de complications concernant la qualité, la conformité ou même les retards qui ne manqueront pas d’affecter votre collaboration avec l’empire du Milieu.

 

Numéro 4 : Internet est le même en Chine et en Occident

L’Internet chinois de l’Ouest apparaît comme quelque chose de très nébuleux. Je n’en connaissais moi-même que très peu de choses avant de partir m’installer en Chine, si ce n’est que de nombreux sites occidentaux tels que Facebook et Twitter il était interdit. Les géants des nouvelles technologies en Chine sont souvent considérés comme de pâles copies de ce que nous avons chez nous. C’était peut-être le cas il y a une décennie, mais aujourd’hui ce n’est plus du tout d’actualité.

Le cyberespace chinois s’est développé autour du fait que le principal appareil de connexion Internet et le mobile. Contrairement au nôtre, qui s’est construit autour de l’ordinateur personnel. Aujourd’hui en Occident la place du mobile est de plus en plus importante, mais nous sommes encore loin de l’utilisation systématique et du rôle central que ce dernier a en Chine. WeChat par exemple, le réseau social leader en Chine n’a qu’une très lointaine ressemblance avec Facebook, n’ayant même pas de site Internet.


digital-china

Numéro 5 : traduire en chinois est suffisant

Quand une entreprise entame la transition d’une société nationale à internationale, cela s’accompagne d’un bon nombre de défis et de questionnement sur la marche à suivre. L’un d’eux concerne les supports de communication, le site Internet en tête. La traduction est-elle suffisante ? Parfois, elle l’est. Si vous êtes une entreprise industrielle qui s’adresse seulement aux professionnels, il sera possible de parfois sortir avec une simple traduction. Même si à terme ce n’est pas une solution.

Cependant si vos produits sont en relation directe avec les consommateurs, ils exiger de vous un niveau plus élevé d’engagement. Vous aurez besoin de localiser non seulement le contenu de votre communication, mais aussi d’autres éléments tels que le site Web, l’emballage, etc.

 

Tout bien considéré, nous pouvons malheureusement dire que les préjugés et les malentendus entre la Chine et le monde occidental sont là pour rester. En effet, tant que les médias grands publics ne gagnent pas en recul et profondeur d’analyse, il en restera de même. La meilleure source pour approfondir ses connaissances sur la Chine aujourd’hui réside dans les blogs et les sites Web qui lui sont consacrés, ou même des documentaires dans lesquels des recherches plus profondes ont été faites.