le Vin, le Rouge, la Chine: Interview de Laurence Lemaire

 

 

Bonjour Laurence, merci d’accepter cette interview. Pouvez vous vous présenter ?

J’ai 54 ans, je suis célibataire, sans enfant, ni chien, ni poisson rouge. Mon passeport et mes vaccins sont à jour ; ma valise est prête pour toutes destinations.

Je suis parisienne. J’ai travaillé comme régisseur d’évènements et comme directrice de production à la télévision (La marche du siècle de Cavada). Après de multiples allers retours depuis 1993, je me suis installée en 1997 en Asie du Sud-est comme reporter journaliste, puis en Martinique et en Turquie. De retour en France en 2002, j’ai écrit 2 ouvrages touristiques sur Marseille. Pour mon 3ème livre, j’ai visité 14 villes chinoises pendant 8 mois, seule, pour interviewer les Français. J’ai toujours allié l’image à l’écrit : mes expositions photos sont largement légendées. En 2007, je me suis spécialisée dans la photo industrielle (les plateformes de Total), les suivis de chantiers et les prises de vues aériennes. Installée à Bordeaux depuis 18 mois, j’ai terminé le Vin, le Rouge, la Chine (140 pages 200 photos) et je prévois une mise à jour au printemps pour la version numérique.

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Pouvez vous présenter votre ouvrage  en 6 mots clef

La Chine : le livre s’adresse aux Chinois de Chine continentale, Taiwan, Macao et Hong Kong.

Bordeaux : le livre décrit les châteaux du bordelais achetés par les Chinois

Vin : le livre explique le vin de Bordeaux aux Chinois, et au reste du monde aussi bien entendu.

Investissement : les nouveaux investisseurs en Gironde sont les Chinois de Chine continentale après les Hongkongais. Pourquoi achètent-ils ces propriétés viticoles ? Pourquoi les Français les vendent ils ?

Appellations : 60 en Gironde. La majorité des Chinois achètent des vignes en Bordeaux et Bordeaux Supérieur. Terroir, cépage, appellation, cru, œnologie… C’est quoi ?

Oeunotourisme : si leurs vins ne rapportent pas assez, les Chinois ont acheté et restauré de belles demeures qui recevront les touristes.

 

Quelle est la cible de votre livre

Les Chinois sont ma 1ère cible. J’ai écrit en pensant à eux, mis certaines informations pour eux. Puis, mes amis français non-bordelais m’ont dit que tous mes détails, mes ‘’encadrés’’, le livre même leur était également destinés. En téléchargement depuis un mois sur internet, mes lecteurs français me complimentent.

 

Pourquoi avoir choisi d’écrire sur le vin ?

Ce n’est pas un choix ; plutôt une évidence.

– Des parents épicuriens et ouverts au monde.

– Un médecin qui me déconseille fortement l’alcool et le vin blanc lorsque j’ai 20 ans. Il me reste l’eau et le vin rouge !

– Une installation à Bordeaux la capitale du vin, après Marseille et La Rochelle où je n’avais plus rien à produire.

– L’actualité me met ‘’sur un plateau’’ le vin que j’aime avec le réveil de la Chine, civilisation que j’apprécie.

– Les livres édités sur le vin de Bordeaux sont élitistes. Le mien sera populaire, pour tous.

 

Vos impressions sur le marché du vin en Chine

La Chine c’est 15 fois la France ; on a tendance à oublier cet élément fondamental lorsqu’on joue des comparaisons. 300 millions de Chinois ont un pouvoir d’achat suffisant pour être à la mode, donc pour boire du vin. Les Chinois aiment le thé et la bière avec leur nourriture mêlée sur un plateau tournant ; moi aussi. Loin des show-off, c’est ce qu’ils boivent. Ils se saoulent au sorgho et au baijiu. Ils mélangent leur thé vert au Chivas (c’est excellent) ou le vin rouge au coca (parfait lorsque le vin est une piquette).

Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera. On tremble, on a raison : en Chine, le travail le dimanche, le travail dès 6h du matin, le travail jusqu’à minuit…est autorisé. Vendre sa production c’est possible. Au lieu d’apprendre l’anglais pour communiquer avec les riches Chinois, et les diverses coutumes asiatiques (qui ne sont pas uniquement sexuelles), le franchouillard a des propos racistes dus à sa peur du Jaune. Notre France est muselée.

La finance est une chose, le goût du vin est une autre : dans une dizaine d’année, passés le snobisme et la mode du Rouge, le naturel chinois reviendra au galop : thé, bière, ou excellent vin et Grand cru. En espérant que cette nouvelle Chine aura cessé de boire son riz et son mais, pour les manger.

 

3 raisons qui font que votre livre est unique

C’est le seul qui donne la bonne liste des acquisitions chinoises de vignobles en Gironde.

C’est le seul qui avoue que le vin bordelais doit ‘’bien se tenir’’, que le coq français doit balayer devant sa porte, que ce terroir est inimitable soit ! Et alors ? Les goûts changent, les contraintes économiques aussi…Et attention au réchauffement…Et du climat pour le fragile merlot.

C’est le seul qui soit assez ‘’vulgaire’’, ‘’populaire’’, écrit pour les amateurs curieux, pour être compris et apprécié de tous les lecteurs du monde.

 

Que recherchez-vous aujourd’hui ?

J’ai écrit ce livre pour 300 millions de Chinois aisés et tournés vers le ‘’where to be’’, le ‘’what to do’’ ; les naïfs et enchantés de pouvoir visiter leur propre pays et le monde luxueux.

Je souhaite rencontrer un éditeur qui a un réseau de distribution en Chine continentale et à Hong Kong. Je souhaite être proche de lui, faire la promotion auprès de la communauté française en Chine, et auprès de la communauté chinoise en France.

Ce livre s’adresse à un grand public :

– les investisseurs qui veulent acheter un château en France

– les professionnels du vin

– les nouveaux amateurs de vin qui veulent des explications sur le vin, courtes et faciles à comprendre.

– ceux qui aimeront regarder les belles photos des châteaux de Bordeaux achetés par les Chinois.

– les touristes chinois auront des informations pour visiter la région de Bordeaux.

– les étudiants chinois auront des informations pour étudier à Bordeaux.

Mon travail est exigeant, détaillé, méticuleux et en même temps populaire.

J’espère, après cet ouvrage, proposer les versions ‘’Bourgogne’’, ‘’Champagne’’… et j’ai d’autres idées.

 

Le marketing auprès des chinois est-il vraiment différent ?

Pour un Français, il est plus aisé de discuter avec un Européen qu’avec un Asiatique, oui. Mais l’acceptation de la différence n’est-elle pas le nerf de l’export ? La connaissance de l’autre n’est-elle pas le nerf de la communication ? Nos susceptibilités devraient se réunir dans l’humour pour s’associer économiquement. Aimer la cible pour être aimé d’elle.

 

www.vu-du-train.com  pour le format numérique

lemairelolo@wanadoo.fr  Tél : + 33 (0) 6 80161657

 

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