UN TIERS DES HABITATIONS VENDUES A VANCOUVER EN 2015 EST CHINOIS

Aujourd’hui, de plus en plus de citoyens canadiens ne peuvent plus se permettre d’acquérir une propriété privée dans leur ville natale, dû à des prix trop élevés et ce malgré leurs revenus aisés. C’est le cas de Kevin Oke, co-fondateur de LlamaZoo Interactive, qui a quitté Vancouver pour Victoria malgré son salaire fourni de chef designer au sein d’une compagnie de jeux vidéo dont les clients incluent Atari et Ubisoft Entertainment SA.

Malheureusement, Kevin n’est pas le seul dans ce cas, De nombreux jeunes quittent les grandes villes canadiennes à cause de la hausse du prix de l’immobilier. Cette migration inquiète beaucoup ces villes touchées dont l’économie en sera impactée à long-terme. Parmi celles-ci, on compte Vancouver et Toronto où les bulles immobilières ne cessent de s’agrandir.

LE MARCHE IMMOBILIER CANADIEN : L’EL DORADO CHINOIS

Real estate Canada

Mais comment explique-t-on ce phénomène ? Pourquoi les locaux ne peuvent-ils plus s’offrir le doit d’acheter dans leurs métropoles ? L’explication est simple : les investisseurs chinois sont inquiets du récent déclin de l’économie chinoise et de l’instabilité de leur monnaie, le Renminbi. De ce fait, afin de préserver leurs économies, ils décident de les envoyer à l’étranger, notamment par le biais d’investissements immobiliers étrangers.

Pourquoi choisir le Canada ? La première raison qui justifie cette attraction pour le marché canadien est la stabilité tant sociale qu’économique du pays. Ainsi, les économies durement accumulées ne risquent pas une soudaine dévaluation de la monnaie. Le Canada a cette valeur de sûreté, comparable aux Etats-Unis. Par ailleurs, depuis la fin des années 1970s, de nombreux flux migratoires ont été constatés depuis la Chine vers la côte Est du Canada, ce qui fait de cette région une terre migratoire de prédilection. Les investisseurs investissant de plus en plus au Canada, attirent d’autres investisseurs, gonflant ainsi les prix et par la même occasion la bulle immobilière. D’autres villes comme Waterloo ou Ontario entrent dans une nouvelle ère technologique, ce qui alimente aussi la hausse du marché.

Canada

Quelques chiffres :

  • Le prix de référence d’un pavillon dans Vancouver est de 1 293 700 $ (~ 1 169 591 €)
  • Le prix de référence d’un appartement est de 456 600 $ (~ 412 797 €)
  • Un tiers des immobiliers vendus à Vancouver en 2015 a été acheté par des investisseurs chinois
  • Cela représente environ 12,7 milliards de dollars canadiens (soit 8,83 milliards d’euros) de dépensés dans les villes de l’Ouest canadien en 2015, sur un total de 38,5 milliards de dollars canadiens (26,75 milliards d’euros)
  • 66% des pavillons de trois quartiers de l’est de Vancouver vendus en l’espace de 6 mois l’ont été au profit d’acheteurs au nom chinois non-anglicisé

L’essentiel à retenir ici est que nombreux investisseurs chinois sont prêts à investir le nécessaire là où leur argent sera sûr et fructueux. En tant que promoteur immobilier, il peut être intéressant de mettre en avant les avantages de l’immobilier à l’étranger.

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