France VS Chine : une vision différente des jeux d’argent en ligne

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Les opérateurs de jeux en ligne français, qui ont le droit d’opérer de façon légale en France depuis 2010 (poker, paris sportifs et paris hippiques), jugent les taxes beaucoup trop élevées sur leurs activités. De son côté, la Chine qualifie les jeux d’argent de « cancer social* » depuis des années en les interdisant. Faisons le point sur les deux pays qui n’ont pas choisi la même législation, et dont les critiques sont pourtant très nombreuses.

*via Libération

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Un prélèvement qui dépasse l’entendement en France ?

Les sites de jeux d’argent bénéficiant de licences de l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux En Ligne) sont tributaires d’un droit parfaitement légal de leurs prestations, en revanche ils sont taxés de façon immodérée. La fiscalité est différente selon le domaine de jeux auquel elle s’applique :

– Pour les paris sportifs et hippiques, la fiscalité s’élève à hauteur de 7,5% des mises des joueurs.

De plus, une taxe supplémentaire est ajoutée. D’une valeur de 1,8% sur les paris sportifs pour un retour vers l’organisme CNDS (Centre National pour le Développement du Sport) qui œuvre pour le sport qu’il soit professionnel ou amateur. Et d’une valeur de 8% sur les paris hippiques destinée à développer le secteur hippique.

Pour le poker, la fiscalité correspond à 2% des sommes misées par les joueurs. Pour les parties en cash game cet impôt est plafonné à 1 euro par donne. La France, mauvais Etat pour les parieurs

La loi française conditionne le taux de redistribution à 85% alors que la moyenne européenne se situe autour des 92%. Les joueurs sont donc tentés d’aller voir ailleurs ou ils seront assurés d’un retour de mise plus conséquent. Au niveau des taxes, la aussi la France se place mal avec des notes un peu trop salées au goût des opérateurs qui sont de plus en plus à menacer de délocaliser comme PokerStars dernièrement.

Les conséquences

Pas moins de 10% des joueurs en ligne réguliers déclarent jouer maintenant sur des sites illégaux. Cet état de fait a vu se développer des « paradis fiscaux » du jeu comme Gilbratar ou la taxe imposée était de 1% ! Maintenant elle est de 10% mais sur les revenus brut du jeu ce qui est avantageux. En France et au Royaume-Uni cela correspondrait à une taxe de 20%.

Un avenir prometteur ?

La loi sur les jeux d’argent en ligne provoque de nombreux débats et les questions de taxes sont bien sur au centre de ceux-ci.

Une clause de revoyure est prévue à l’automne qui pourrait bien voir la fin de l’austérité de la loi en la matière. En effet, des discussions éclosent des propositions prometteuses comme taxer les opérateurs sur le Produit Brut des Jeux (PBJ) à hauteur de 16,5% et plus sur les mises des joueurs. Peut-être cela enraillera-t-il la dynamique négative que les impôts sur les jeux font courir au grand dam des promoteurs de paris et des joueurs eux-mêmes.

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En Chine, les jeux d’argent ne sont pas les bienvenus

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Beaucoup de jeux que l’on retrouve sur internet ou dans les casinos proviennent de Chine. Pourtant, depuis 2005, le pays fait campagne pour lutter contre ces jeux sur le Web bien qu’ils sont déjà prohibés depuis 1949. En cause notamment les sorties d’argent du pays vers l’étranger. Aussi, il en va de la santé des joueurs et de la sécurité des transactions, selon les autorités. Tout a été mis en œuvre pour lutter contre les réseaux de jeux chinois afin de les sanctionner lourdement. Les jeux de cartes qui nécessitent de miser de l’argent sont ainsi qualifiés de « cancer social » selon le Chine.

Vous aimez jouer aux jeux d’argent ?

Profitez de la ville de Macao, la seule qui les tolère depuis plus de dix ans et où vous pourrez assister à un spectacle incroyable.