Ils s’appellent Weymi Cho, Guomeimei ou Wang Daqi. Ils sont jeunes et appartiennent à la deuxième génération de riches en Chine, que l’on appelle Fuerdai (富 二代). La plupart du temps, ils sont les seuls enfants d’hommes d’affaires, d’éditeurs, de fonctionnaires, etc. et beaucoup d’entre eux quittent la Chine pour vivre à l’étranger.

Ce sont des clients particulièrement intéressants en raison de leur niveau d’achat et de leur goût pour les produits de luxe, les marques étrangères et les hautes technologies.

Pourquoi quittent-ils la Chine ?

Selon LIO Global, cabinet spécialisé dans les résidences et citoyenneté à l’étranger, 91 000 Fuerdais se sont établis à l’étranger au cours des 14 dernières années. Parmi eux, près de 3 sur 4 ont choisi de vivre aux États-Unis (52 %) ou au Canada (21 %), et de nombreux Fuerdais qui ont séjourné en Chine prévoient de quitter le pays dans les années à venir.

Plusieurs facteurs ont influencé cette émigration de la Chine, par exemple :

  • La précarité des Chinois fortunés

Le ralentissement de la croissance de la Chine et les marchés boursiers agités peuvent rendre très difficile pour les fortunes chinoises de progresser dans les affaires au-delà d’un certain niveau sans cultiver (et parfois acheter) le soutien de haut-fonctionnaires. Si leur « protecteur » les couvre, ils peuvent faire beaucoup d’argent, mais cela peut se retourner contre eux si ce dernier est arrêté (et cela peut se produire de plus en plus avec les récentes campagnes anticorruptions).

  • Éducation

Le système éducatif chinois est l’un des plus compétitifs au monde. Chaque année, plus de 9 millions d’étudiants passent le Gaokao. Cet examen de fin d’études secondaires détermine à quelle université un lycéen peut prétendre.

Bien sûr, un Fuerdai peut payer des professeurs particuliers, mais cela ne prédit pas un score suffisant pour les meilleures universités chinoises comme l’Université de Pékin ou l’Université Tsinghua.

Il leur est alors plus facile d’être accepté dans des universités étrangères de premier plan — aux États-Unis ou au Canada, par exemple — où la qualité de l’éducation est réputée. Ces universités sont disposées à les accueillir, car ils représentent une grosse source de revenus en payant des frais de scolarité élevés. Les Fuerdais étudient souvent la finance, la gestion d’entreprise ou l’économie.

 

  • La pollution

Malgré les efforts déployés par le gouvernement chinois pour réduire la pollution, les niveaux sont encore très élevés en Chine. Les parents de Fuerdais veulent protéger leurs enfants contre les maladies causées par la pollution, c’est pourquoi ils peuvent les envoyer dans un pays avec de meilleures conditions environnementales, comme le Canada.

  • La sécurité alimentaire

Des scandales alimentaires majeurs sont apparus en Chine, comme le scandale du lait de 2008 ou celui de la viande périmée de 2014. Ce dernier a même touché des entreprises mondiales (comme McDonald’s, KFC ou Pizza Hut par exemple), qui étaient pourtant réputées pour leurs normes de haute qualité.

Envoyer ses enfants à l’étranger est alors une réponse efficace à cette question alimentaire pour les parents.

 

Un mode de vie ostentatoire

Les Fuerdais n’ont pas peur de montrer à quel point ils sont riches. Ils prennent des photos dans leurs Ferraris ou Lamborghinis, postent des messages à propos de leur dressing ou de leurs collections de sacs de luxe.

Vous pouvez alors suivre Christina Lee et ses amis sur un Yacht ou Weymi Cho et ses nouveaux sacs et vêtements qu’elle a achetés dans un centre commercial de luxe. Et n’oublions pas Sian_vivi_x et sa facture de 6000 euros de champagne Dom Pérignon de à Macao…

Le mode de vie des Fuerdais est évidemment très éloigné des valeurs confucéennes traditionnelles chinoises quand « Une tenue à trois mille dollars est comme une brique de lait ».

Les réseaux sociaux

Comme beaucoup de Fuerdais vivent à l’étranger, ils peuvent accéder aux réseaux sociaux occidentaux. Instagram leur permet de montrer les produits de luxe qu’ils achètent, leurs voyages (en jet privé ou première classe) et leur mode de vie en général. Ils peuvent avoir des centaines de fans, comme vickybabyswl et ses 900 K followers. Ils utilisent également les réseaux sociaux chinois, comme Weibo et WeChat.

Les Fuerdais sont tellement suivis qu’une web-série est disponible sur YouTube. Chacune des 3 saisons d’Ultra Rich Asian Girls of Vancouver met en vedette un groupe de 4 ou 5 filles Fuerdais, et montre leur vie quotidienne. Du shopping aux dîners mondains en passant par les événements sociaux, le spectacle offre une perspective unique sur la vie des filles asiatiques ultra-riches, et chaque épisode est visionné environ 400 000 fois.

Réactions

Régulièrement, un scandale de Fuerdai apparaît dans la presse ou sur les réseaux sociaux, une photo d’une femme sur le point de mettre le feu à un tas de billets de 100 yuans (14 euros), par exemple. Beaucoup de gens méprisent ce mode de vie, mais le nombre de followers sur les réseaux sociaux est une preuve d’intérêt, d’admiration… ou de moquerie.

Plusieurs personnes à Vancouver sont en colère contre les Fuerdais, déclarant que ces derniers font augmenter les prix de l’immobilier, et abaissent donc leur pouvoir d’achat.

Le Parti communiste chinois considère les Fuerdais comme une menace économique ou même politique. Certains gouvernements locaux leur ont même donné des conférences sur l’humilité et le rôle des valeurs traditionnelles dans les affaires.

 

Comment atteindre les Fuerdais en tant que marque étrangère

Les Fuerdais sont une cible très intéressante, car ils sont des early-adopters, très sensibles à leur image et friands de marques (voitures, haute-couture, montre…).

Ces jeunes passent la majeure partie de leur temps et sur les réseaux sociaux comme nous l’avons dit précédemment. Une bonne communication sur les réseaux sociaux chinois, comme Weibo ou Wechat, est nécessaire puisque les Fuerdais montrent leurs nouveaux achats sur ces derniers.

Les événements sont également très importants. Les Fuerdais ont l’habitude d’être invités aux événements VIP, à l’ouverture de magasins, aux défilés de mode, etc. Le même niveau d’attention doit être fourni dans les centres commerciaux où la plupart de leurs achats ont lieu.

 

Plus d’information sur les Fuerdais :

 

Nous sommes une agence Marketing en Chine, et avons de l’expérience dans le Luxe en Chine