Les jeux olympiques d’hiver sélectionnés pour Pékin 2022 

 

Alors que la nouvelle ému toujours les chinois, certains commencent déjà à douter de ce projet, qui à l’air d’apporter plus de problèmes que d’avantages aussi bien sur le plan technique que sur son image.

 

Les JO en général ont toujours représenté une opportunité de promouvoir son pays au plan international et indirectement, de voir sa croissance soutenue par ces jeux. L’année 2008 a été un bon exemple de développement de la ville de Pékin et de ses alentours. Elue en 2001 pour accueillir l’évènement le plus attendu de tous les amateurs de sports,  Pékin a vu sa ville se transformer en métropole moderne alors qu’elle avait partageait encore sur sa terre champs agricoles et usines industrielles.  En 7 ans, le gouvernement chinois a donné un nouveau visage à sa capitale en s’appuyant sur des investissements de plusieurs milliards d’euros. Les changements sont importants et la qualité de la vie des chinois de la capitale s’est développée en conséquence.

Les lignes de métro sont passées du nombre de 2 à 8, un nouvel aéroport enchaine les records (plus grand terminal du monde, premier aéroport d’Asie en terme de fréquence, deuxième du monde), un contrôle plus important des problèmes atmosphériques, la fin de la zone rurale en ville, la multiplication des zones modernes aux gratte-ciels et centres commerciaux.

 

nid d'oiseau pékin

Le nid d’oiseau en 2007

 

A première vue, les Jeux Olympiques d’hiver de 2022 annoncent que de bonnes choses si l’on compare avec le développement que la Chine a connu grâce à 2008. Avec un retard important en terme de sport d’hiver par rapport à ses voisins asiatiques, la Chine pourrait voir un nouveau marché se développer dont la première clientèle serait ses 1,35 milliards d’habitant. L’engouement par rapport aux sports de 2008 donne d’ailleurs un aperçu sur l’impact sur les habitudes sociologiques des chinois, surtout chez les jeunes. On a vu naître une sensibilité pour les sports qui n’existait alors pas ou peu. Aujourd’hui, un match de football qui oppose Shanghai contre Pékin est aussi prisé qu’un match PSG-OM en France.

 

Pour l’instant, la Chine ne possède que quelques domaines de pistes skiables qui sont toutes basées dans le nord du pays. Ces pistes sont faites entièrement par des machines et n’ont rien à voir avec les pistes que l’on trouve chez nous dans les Alpes. L’approche de ce sport d’hiver est d’ailleurs assez différente de l’approche traditionnelle que l’on connaît car contrairement à nous, les chinois n’ont pas cette habitude de « prendre une semaine » de ski. Ils y vont par curiosité avant tout et les séances ne dépassent rarement la durée d’une journée.

 

Des chinois qui apprennent à skier

Quel impact aura ces Jeux Olympiques d’hiver sur l’économie et les habitudes des chinois? Sera-t-il aussi important que celui des JO de 2008 ? C’est la grande question.

Ski-chine

A peine choisie par le Comité International Olympique, la Chine fait face à questions qui remettent en doute la mise en place et les conséquences d’un troisième supra-événement (il faut bien sur compter l’exposition universelle de Shanghai).

La première interrogation se porte sur la neige sur laquelle les sportifs se verront en compétition. Même si la capitale chinoise peut réutiliser les équipements et les sites des JO 2008, elle ne compte en revanche aucune installation de haut niveau pour les sports qui nécessite un environnent à découvert comme le ski de fond. Pour répondre à ce problème, le gouvernement a choisi deux endroits pour les construire dont le plus loin se situe à environ 200 km au nord : Yanqing et Zhangjiakou. Toujours est-il que ces endroits divergent largement des montagnes enneigées que l’on trouve dans les pays adeptes du ski et que le recours de la neige artificielle sera donc nécessaire pour récréer l’environnement sportif d’hiver.

Cette utilisation de neige artificielle attire justement la deuxième question portée sur l’emprunte écologique par ce procédé gourmande en eau. Déjà très controversée pour son projet baptisé « 南水北调 » (nan shui bei diao, traduit « transfert d’eaux du sud au nord ») qui consiste à un système hydraulique reparti sur tout le pays qui redirige l’eau du sud vers le nord, la Chine « promet » d’utiliser moins de 1% des ressources de la région. Quant au niveau des sportifs professionnels, je ne pense pas que l’idée de passer les JO sur de la neige artificielle ravissent tout le monde.

Nanshan, un paysage typique de station de ski que l’on peut trouvé à Pékin

 

Opportunités de croissance ?

Sur le long terme, ces JO donneront une fois de plus à la Chine l’opportunité de relancer sa croissance. Investisseurs, touristes, nouveaux marchés, tels sont les nouveaux enjeux de ces Jeux. D’ailleurs, depuis l’annonce de la sélection de Pékin, cet évènement a donné aux entrepreneurs le coup de feu pour la course pour les contrats dégagés. Alors si vous êtes parmi ceux qui veulent se lancer dans le business des sports d’hiver en Chine, c’est le moment opportun !

 

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