Aujourd’hui nous avons la chance de recevoir 3 entrepreneurs qui ont lancé une nouvelle plateforme : Mercurr.
Ils ont accepté de répondre à une interview sur Marketing Chine.

Pouvez vous vous présenter personnellement

Bonjour, nous sommes Edgar, Thomas & Brice. Nous nous sommes rencontrés pendant nos études de commerce à Nantes. Passionnés de voyages, de créativité et d’entrepreneuriat, nous avons commencé à travailler sur différents projets en 2012.
 

Pouvez vous nous en dire un peu plus sur votre parcours

Nous sommes donc tous les 3 diplômés d’Audencia Nantes. Nous avons vécu dans différents pays, du Mexique à l’Espagne (Thomas), en passant par l’Australie (Edgar), la Chine (Brice) & le Brésil (Edgar & Brice). À la sortie de l’école, nous avons fondé le W Project, le web media des entrepreneurs Français de l’étranger. Thomas & Brice mènent la première édition entre mars 2013 & mars 2014. Edgar vient juste de rentrer de la seconde édition en mars 2015.
C’est pendant ce projet que nous avons l’idée de mercurr, la nouvelle entreprise que nous sommes en train de lancer.
 

Pouvez vous nous présenter votre concept 

mercurrmercurr est la première marketplace en ligne qui connecte les startups & PME qui de se développent à l’international avec les meilleurs experts locaux. L’idée est simple, nous voulons proposer aux entreprises en développement d’avoir un accès rapide et gratuit à des professionnels et spécialistes dans les marchés visés. L’idée est de faire appel aux expatriés, bi-nationaux & bi-culturels qui ont une excellente connaissance du marché de départ, comme de celui d’arrivée. Un Français qui s’adresse à un autre Français sur le marché Chinois se verra rassuré de parler à quelqu’un qui le comprend et peut lui délivrer une expertise fiable.
 

Quelles sont les problématiques des start up françaises en Chine d’après vous?

En Chine, encore plus qu’ailleurs, on repart de zéro. Il faut ré-apprendre à compter, à parler et à communiquer. C’est un marché et une population complexes avec ses habitudes et ses codes. Prenez l’exemple des réseaux sociaux. En Chine, Sina Weibo remplace Twitter, Youkou ou Tudou, Youtube, etc. L’une des principales problématiques est donc de comprendre des différences.
 
C’est dans cette optique que nous avons créé mercurr. Pour permettre aux startups d’y voir plus clair. Créer une entreprise se fait différemment, communiquer non plus, embaucher et gérer ses équipes ne s’apprend pas du jour au lendemain. Nous voulons les aider à franchir cette première barrière en leur donnant un accès à des personnes qui pourraient rapidement les accompagner.
 

En quoi votre projet devrait intéresser les start up?

Les premiers reflexes pour une startup qui souhaite se développer à l’international sont de rechercher de l’information sur LinkedIn ou Google. D’expérience, c’est très chronophage. Nous souhaitons donc leur offrir un accès rapide, gratuit et sans engagement à des spécialistes de confiance et à la valeur de leurs expertises.
 

En quoi cela devrait attirer les experts locaux?

Pour les experts locaux, nous sommes des apporteurs d’affaire. L’intérêt pour eux est quadruple:
– Obtenir des leads qualifiés pour un coût d’acquisition inférieur à celui qu’ils ont aujourd’hui
– Travailler avec des prospects du monde entier sur des projets à forte valeur ajoutée
– Accroître leur notoriété et être labellisé « expert mercurr »
– Accéder à une communauté de pairs et de professionnels internationaux, soit autant de partenaires et apporteurs d’affaires potentiels.
 
Quel est votre plan votre avoir de la notoriété/visibilité?
Notre stratégie se développe sur 3 axes. Un, du bouche à oreille sur les premières startups que nous accompagnons. Deux, une stratégie d’inbound marketing (création de contenu, social media, SEO) et de RP afin d’être visible en ligne. Trois, travailler avec des prescripteurs qui vont pouvoir nous recommander des projets de startups.
 

Quel est votre vision du marché chinois?

Notre vision du marché Chinois est certainement biaisée du fait de notre faible expérience sur place. Il nous paraitrait donc utopique de vouloir l’aborder seul, sans soutien et sans préparation.
Si nous devions donner un élément de réponse un peu plus précis, nous dirions qu’au moment d’aller en Chine, il faut oublier tout ce que l’on sait, oublier les préjugés et réapprendre une nouvelle culture, comme nous mentionnions précédemment. Une culture business (ne pas faire perdre la face à un asiatique), une culture web (oublier Google et l’Apple Store), une culture multiple (une seule stratégie à l’échelle d’un pays continent?), etc. Il faut aborder ce marché de manière très humble.
 
Merci à Marketing Chine de nous avoir donné l’opportunité de cette tribune.
Au plaisir…